
Est-ce ma faute si je suis en proie aux ténèbres? La vérité est que je demeure néanmoins un bon gibier, pour ce monstre avide d’êtres désespérés, qui éprouve un appétit vorace envers ceux pour qui la vie ne vaut même plus une babiole.
Ceux-là qui pendant que la vie suit son cours, à la mort toute atroce et silencieuse ils accourent. La mort, un monstre dont les yeux s’illuminent pour ceux dont le regard est éteint. Regards éteints parce qu’ils ont en horreur, leur enveloppe corporelle, horripilés par maintes imperfections. Des imperfections perçues par ceux-là comme anomalies nourrissant que discriminations. Alors qu’il est ridicule de ne point aimer ce qui nous fait hommes. Tout aussi ridicule est-il, que des hommes se prêtent à infliger des avanies à leur semblables, au sujet de ces imperfections là qui nous rendent un tantinet, humains.
Ainsi les ténèbres avec des griffes acérées, son haleine horripilante issue de son horrible gueule aux dents terriblement affûtées, prêtes à pourfendre les êtres frêles qui grelottent de désarroi, prête à mordre à pleines dents; dans l’âme amochée de personnes qui n’attendent que la faucheuse pour les trucider.
Oh oui comme suis-je une si bonne proie pour ce monstre. Ces maux qui caractérisent ses proies, en suis-je atteint? Où tout juste un mal singulier parmi toute la clique énumérée? À vous de me le dire, car mes pensées sont floues…