
Depuis jadis nous n’avions jamais vu telle créature. Mais depuis peu, elle était là, elle existait, insoupçonnée de tous.
Elle tournait sur elle-même comme une enfant innocente. Mais à son allure vraiment alléchante qui l’eût su si, elle était vraiment innocente.
A vrai dire c’était relativement aisé de lui parler, sans risquer d’éveiller le courroux de quiconque car elle masquait bien son jeu. Elle nous cachait sa splendeur divine.
Elle était fraîche et si douce telle une source d’eau, rayonnante au soleil et son épatante douceur pourrait lui valoir d’avoir la peau roussie si notre bien-aimée ne prenait pas congé desdits rayons d’assez bonne heure.
Moi, je la trouvais tellement belle. Les autres la voyaient jolie, aveuglés par son paraître infantile derrière lequel se terrait une diva du même genre qui vous amène au péché originel ou tout au moins, vous fait miroiter des fantasmes qui pourraient vous faire tomber dans les pommes.
Je l’observai d’ailleurs et soudain tout devint blanc.
Etais-je au paradis? Je ne sais pas. Cependant il me semble que je m’y suis promené. Et revenu à la réalité je vis que diantre, ce n’était que dans le fond de ses yeux que je m’étais perdu.
Ils m’ont ébloui et j’en suis devenu fou.
Pas assez fou quand même pour tout foutre en l’air car j’essaie de faire un mettre un pas devant l’autre pour atteindre sa couche et plonger dans ses draps.
Une quête sans concurrent pour l’avoir pour moi tout seul, jouissant de la cécité de ces naïfs qui ne voient en elle qu’une frêle demoiselle alors que sous nos yeux une perle rare flânait.
Je ne suis cependant pas partageur.
Je la veux seul et à moi tout seul. Partager n’est point une option. Et surtout, me priver de l’imaginer dans mes bras plus tard rien qu’à moi, est inconcevable.











