
J’opine pour clémence cependant mon âme rugit sentence, pour quelconque acte de pénitence dans la quête d’une ultime vengeance. Pour cause de m’avoir lancé quelque mépris, infligé des avanies et suscité une gigantesque tourmente dans mon esprit.
Ma raison s’évade, laissant refuge au malin.
Cette malice malsaine fait de moi son pantin.
Je suis à la merci du démon qui se terrait, dans les gouffres abyssaux de mon être.
Une émanation ténébreuse qui gèle le sang et fait prendre la tangente même à un prêtre. Parce que tellement oppressé par l’aura meurtrière que l’on humait dans l’air qu’il abandonna sa foi, ne se référant qu’à son flair.
Car la mort soudaine n’a rien de jouissif, dénudée de souffrances macabres, pires que celles caricaturées dans l’enfer des juifs. Puisque pour m’avoir courroucé et plongé dans la tourmente, je désire faire vivre à ses cellules le plaisir d’être ébouillantées.
Lui faire déguster l’agonie délicieuse des brûlures atroces qu’occasionnent la plongée lente et précautionneuse de son corps dans matière liquide à température féroce.
Exploser les décibels grâce à ses cris, extorqués avec lacération progressive de son intimité à l’aide d’une scie.
Devrai-je même m’encombrer en évoquant d’autres tortures infâmes, comme, trancher dans chacun de ses membres, arrêter l’hémorragie avec de l’acide (enfin essayer de l’arrêter), recommencer, encore et encore, jusqu’à ce qu’il rende l’âme.
Me rendre son âme afin que je l’escorte en enfer, afin qu’on y esquisse des pas de danse, sur la mélodie de ses sanglots sur terre.
Tant d’images acerbes qui défilent dans ma tête. Pléthores d’immondices, moyens sanguinaires pour l’orienter à sa perte.
Enfin, le regard vif et hagard, mes poils hérissés, ma respiration lente, je lève les yeux au ciel comme pour soumettre au divin mon repenti.
Néanmoins l’instant d’après, comme une bête sauvage, je bondis…